Places de stationnement supprimées

Dans une "Tribune libre" du bulletin municipal de mars 2024, Frédérique Veye dit Chareton (liste "Dampierre c'est vous") commente l'affaire. Nous reproduisons son texte ci-dessous.

LISTE DAMPIERRE C’EST VOUS !

La gestion des travaux dans une petite commune comme la nôtre est une affaire de temps long. D’une idée à sa réalisation effective, il peut s’écouler de longs mois. Cela laisse de la place pour une concertation avec les différentes parties prenantes concernées et rend d’autant plus inacceptable ce qui s’est passé pour les riverains et les commerçants de la rue de Chevreuse. Ceux-ci ont découvert du jour au lendemain, via une simple publication sur le site internet de la Mairie, la suppression des places de stationnement où ils garaient, parfois depuis des années, leurs véhicules. Il a fallu la mobilisation des commerçants pour que le projet soit amendé à la dernière minute et deux places finalement sauvegardées.

Les réponses qui m’ont été faites par la Maire de Dampierre lorsque j’ai évoqué le sujet en Conseil Municipal m’ont stupéfait. Celle-ci m’a ainsi expliqué que cette suppression avait été décidée pour des impératifs de sécurité, le stationnement de véhicules à cet endroit gênant la circulation des piétons qui sont obligés de se déporter sur la route. Elle m’a aussi expliqué avoir été prise par le temps, apprenant au dernier moment le lancement des travaux de création du rond-point attenant par le Département et voulant en profiter pour réduire les coûts de création d'un trottoir.

Ces explications ne m'ont pas convaincu. D’abord, car le projet était dans les cartons depuis un certain temps et cela invalide l’argument de la nécessité d’aller vite. Ensuite, la circulation des piétons à cet endroit certains week-end était due à l'absence de parkings dans le Domaine de Dampierre. Avec la construction de son nouveau parking, ce ne sera plus le cas. De même, la circulation des piétons pouvait être orientée vers le trottoir en face par des aménagements adaptés. Enfin, si les impératifs de sécurité invoqués sont parfaitement légitimes, entendables et opposables, le minimum aurait été d'avoir la courtoisie d'informer riverains et commerçants en amont du lancement des travaux, au moins par courrier, et non la veille par une publication internet.

Je ne m'étendrais pas sur les propos désagréables à mon égard ou à celui des riverains qui ont émaillé cet échange. Ils témoignent juste de la faiblesse de la position défendue et d’une gouvernance verticale et autoritaire que je n’aurais de cesse de dénoncer.

Frédéric VEYE dit CHARETON